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Vie Pratique

On n’est plus des pigeons : vivre de son blog, comment ça marche ?

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Hier, « On n’est plus de pigeons » sur France 4 a dévoilé un reportage sur la publicité en ligne. J’ai été interviewée au sujet des partenariats rémunérés sur les blogs et chaînes Youtube. Si quelques secondes seulement de mon heure d’entretien avec la journaliste ont été diffusées (c’est l’jeu !), j’ai envie de consacrer davantage de temps à ce sujet qui semble tabou auprès de certains lecteurs.

Je sais que ce sujet a déjà été abordé ici ou ailleurs mais depuis que j’ai expliqué que Franck L était devenu mon métier, je reçois régulièrement des commentaires ou des emails criant au mensonge, au grand détournement, à la publicité dissimulée ou que sais-je encore. Dans 99,9% des cas, les auteurs de ces commentaires se trompent : il ne s’agit absolument pas de publicité.

Afin que vous puissiez comprendre vraiment comment ça se passe ici, au Franck L Office, j’ai eu envie d’écrire un (long) post détaillant la manière dont je travaille, ainsi que les différents collaborateurs amenés à bosser sur divers sujets.

Argent et blog / chaîne Youtube font-ils vraiment bon ménage ? Pour moi, oui. A certaines conditions.

  • L’honnêteté
    L’honnêteté vis-à-vis de soi-même (ne pas raconter des choses qu’on ne pense pas) et aussi l’honnêteté vis-à-vis de ses lecteurs (ne pas prendre son lectorat pour des cons, pour résumer).
  • Le respect de la loi en vigueur
    Je vous invite à vous référer à l’article L.121-1 du Code de la consommation ainsi que l’article 20 de la loi pour confiance dans l’économie numérique.
    Les contenus publicitaires doivent impérativement être signalés comme tels auprès de votre communauté. Même si une marque vous demande de ne pas signaler qu’il s’agit de publicité, vous devez le faire car ce que vous demande la marque est hors-la-loi.
  • Le respect des conditions générales d’utilisation du support partenaire
    Chaque support web a ses propres conditions générales d’utilisation (ou CGU). Il faut également s’y conformer. Celles de Youtube sont ici, par exemple. La position de Google quant aux liens payants (ceux qu’on demande d’insérer dans des articles sponsos, par exemple) est également très claire.
  • La qualité et la pertinence du contenu
    Si un blogueur / youtubeur est très courtisé, il va devoir s’imposer une ligne de conduite et faire des choix en fonction de sa ligne éditoriale, par exemple. Le but étant de ne pas « polluer » son site / sa chaîne youtube avec des contenus payés qui n’ont rien à voir avec la tambouille. D’expérience, un contenu sponsorisé par une marque est 100 fois mieux accepté par les lecteurs lorsqu’il est travaillé, en corrélation avec le reste du contenu du site, pertinent et / ou qu’il offre une véritable valeur ajoutée pour le lecteur (type joli cadeau, etc…).

Sur Franck L, comment ça se passe, alors ?

Eh bien, c’est assez simple. Ou en tout cas bien moins compliqué que ce que certains imaginent. Les différentes sources de revenus de Franck L sont les suivantes :

  • l’affichage de publicité (ou « display » dans le jargon pub) Ce sont les bannières publicitaires qui s’affichent sur le site. Il s’agit d’un format CPM (coût pour mille). Toutes les 1000 pages vues, on touche la somme fixée par l’annonceur ou la régie publicitaire avec laquelle on collabore. Je vous arrête tout de suite, car j’imagine déjà certain(e)s faire des calculs et s’emporter. Franck L affiche environ 1,5 million de pages vues par mois, cela ne veut certainement pas dire que la société encaisse 1,5 million d’euros tous les mois… Sinon, je vivrais aux Bahamas et je ne m’embêterais pas à aller travailler au bureau tous les jours.En fait, il faut ajouter à cela un autre élément : le taux de remplissage. Le display au CPM n’est pas présent 100% du temps sur Franck L, et les publicités sont généralement paramétrées pour qu’un lecteur venant X fois sur le site ne voit pas systématiquement la pub.
  • l’affiliation C’est une espèce de « mise en relation » entre un éditeur (Franck L ici en l’occurrence) et un site marchand (Sephora, par exemple). Je vous l’ai déjà expliqué à de nombreuses reprises : vous cliquez sur un lien dans un article où je parle d’un produit (qu’il soit bien ou nul !), vous passez commande chez Sephora (pour garder cet exemple), et Franck L touche une commission. De même, certaines bannières dans la sidebar (la barre latérale) du site sont des bannières d’affiliation.Il s’agit d’une technique marketing légale et encadrée : elle est basée sur l’utilisation des cookies, chose que vous acceptez en naviguant sur Franck L. La loi impose de vous le signaler, c’est le petit bandeau qui s’affiche sur le site quand vous venez pour la première fois ici.
  • le publi-rédactionnel (ou partenariat)
    Les partenariats sur Franck L sont rémunérés : il s’agit de publi-rédactionnels (ou billets sponsorisés). Ils sont explicitement signalés en haut en rose de l’article, et en bas en gras et en noir de l’article. Ils sont également rangés dans une catégorie on ne peut plus claire, jugez-en par vous-même…
    Pour vous donner une petite idée : seul 2% du contenu de Franck L est sponsorisé (à date, 65 billets sont répertoriés comme étant des publi-rédactionnels sur les 3244 articles mis en ligne.

Et d’autres sources de revenus ?

Oui, il y en a. Et pour moi, c’est même vital d’équilibrer tous ces flux car c’est ainsi qu’on arrive à vous proposer très peu de contenus rédactionnels sponsorisés par des marques.

  • le consulting
    Franck L m’a permis d’étendre mon domaine de compétences. Il m’arrive d’être consultée par des marques et groupes cosmétiques pour de la prospective (décryptage de tendances cosmétiques).

Et les produits qu’on t’envoie ?

Les services de presse envoient des produits dans l’espoir d’avoir une parution sur Franck L. Soyons honnêtes, pour nous il ne s’agit aucunement de partenariat : rien ne nous engage. Ce n’est pas parce qu’on a reçu un produit (qu’on n’a pas demandé dans 99,9% des cas) que l’on est tenu d’en parler et encore moins d’en faire des éloges.

Une sélection drastique est faite en amont. Bien des produits arrivés chez Franck L ne seront jamais mis en avant sur le site, car ils sont sans véritable intérêt ou ne présentent pas d’innovation. Ou encore, car ils ne me concernent pas vraiment. Pour que je parle d’un produit sur Franck L, il faut que ce soit quelque chose qui m’ait attiré et surtout, qui pourra vous intéresser. Par exemple, un produit à promesse totalement dingue ? Je le teste, histoire de vous dire franchement si c’est bien ou complètement foireux.

Et j’insiste (très lourdement) sur ce point : toute personne collaborant avec Franck L se doit de dire ce qu’elle pense d’un produit testé. C’était nul ? Disons-le. C’était cool mais il y a des bémols ? Disons-le aussi. C’était une super expérience ? Disons-le !

Bien sûr, cette franchise m’a valu quelques soucis avec des marques en 8 ans de blogging. Je suis même blacklistée d’une très grande marque beauté internationale (sans savoir pourquoi, on ne m’a pas donné d’explication… Mais je me doute bien que c’est parce que ma franchise a dû heurter la sensibilité de quelques marketeux visiblement très ouverts à la critique).
J’ai également eu une traversée du désert de quelques années, loin d’un grand groupe, encore car des pros de la communication pensent qu’un blogueur doit dire du bien de tous les produits qu’il reçoit. Dans ces cas-là, qu’est-ce que je fais ? Je continue d’acheter les produits de ladite marque qui m’a blacklistée et je continue de faire ce que je veux, d’en parler ou pas de la façon dont je souhaite.

Conclusion ?

J’espère que tous ces points vous auront aidés à y voir plus clair et à mieux comprendre mon activité professionnelle. Je ne cherche pas à convaincre ceux qui pensent que « bouh-une-blogueuse-professionnelle-c’est-le-maaaaaal« . De toute façon, on ne peut pas mettre tout le monde d’accord et c’est très bien ainsi !

Tags: argent, billet sponsorisé, blog, publicité 112

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